Le kitting : la logistique au service de l'exécution
Le kitting consiste à rassembler dans un contenant identifié toutes les pièces, consommables et outils spéciaux nécessaires à un travail planifié, avant que le technicien ne se présente. L'objectif est simple : que le temps du technicien soit du temps de réparation, pas du temps de recherche. Dans les organisations sans kitting, une part importante du temps de travail se perd en déplacements vers le magasin — souvent 20 à 30 % selon les observations de terrain.
Le processus en quatre étapes
- Assembler : cueillir chaque article de la liste de pièces du bon de travail, en vérifiant quantités et numéros de pièce.
- Identifier : étiqueter le kit avec le numéro du bon, l'équipement et la date prévue.
- Vérifier : une seconde personne confirme que rien ne manque — c'est le moment de découvrir une rupture de stock, pas le matin du travail.
- Entreposer : placer le kit dans une zone dédiée, protégée, où il attend sa date d'exécution.
Les situations qui compliquent tout
- Pièce manquante : le kit est marqué « incomplet » et le travail n'est pas libéré à l'horaire — on ne « commence quand même » jamais.
- Substitution : toute pièce équivalente doit être approuvée (ingénierie ou planificateur) et documentée sur le kit.
- Retour des pièces non utilisées : chaque retour est compté et réintégré au stock, sinon les inventaires deviennent fictifs.
- Travail reporté : le kit retourne en zone d'attente avec sa date révisée — il n'est jamais démantelé « pour dépanner ».
Un kit est-il prêt? La liste de vérification
- Toutes les pièces de la liste sont présentes, en bonne quantité, sans dommage.
- Les outils spéciaux et l'équipement de levage sont réservés.
- Les consommables (graisses, joints d'étanchéité, solvants) sont inclus — ce sont eux qu'on oublie.
- L'étiquette du kit permet de le retrouver en 30 secondes.
Le kitting transforme la question « est-ce qu'on a tout? » d'une surprise du matin en une vérification de la veille.
